Lettre du père d’une petite fille trisomique contre les préjugés !

Rory Feek a perdu sa femme Joey il y a quelques mois mais continue de l’aimer à la folie. Ensemble, ils ont eu trois magnifiques petites filles qui font de lui un papa comblé : Hopie, Heidi et Indiana. Indiana, la benjamine, a deux ans et est née avec le syndrome de Down (=trisomie 21).

Toutes trois sont différentes et parfaites à leur façon. Mais certains pensent qu’Indiana est trop différente, au point de la considérer comme une erreur. Rory est très attristé de ces commentaires. Comment les gens ne réalisent-ils pas le bonheur que lui apporte sa fille au quotidien ? Le visage et le comportement de sa fille, si “différents”, sont illuminés par une joie de vivre contagieuse.

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Il décide de réagir en publiant une lettre ouverte sur Internet. Voici la traduction des quelques extraits :

“Dieu ne se trompe pas.

Indiana n’est pas inférieure à tout autre enfant. Différent ne veut pas dire inférieure. La trisomie ne rend pas sa vie moins importante que celle de quelqu’un d’autre, et ne rend pas ses rêves et ses sentiments moins importants. Pas seulement maintenant, alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, mais aussi dans les années à venir, quand elle grandira et sera adulte.

Joey et moi avons depuis rencontré beaucoup d’enfants et de bébés trisomiques et avec d’autres besoins particuliers. J’ai eu la chance de voir beaucoup d’entre eux à l’école High Hopes au cours des derniers mois, et ils ne sont pas inférieurs. Aucun d’entre eux ne l’est.

Comme tous les enfants, ils sont tous bien distincts. Certains apprennent plus vite, d’autres sont plus lents. Certains sont silencieux et d’autres se font entendre. Certains rampent et marchent alors que d’autres, comme Indiana… prennent leur temps. Mais ils sont tous beaux. Tous des cadeaux du ciel.

Au cours des deux dernières années, Joey et moi avons vu les statistiques, et elles nous ont brisé le cœur. Elles brisent toujours le mien. Il y a entre 70% et 90% des femmes enceintes qui avortent après qu’on leur ait annoncé que le bébé à naître était trisomique. Je comprends bien.

Le monde nous dit qu’ils sont inférieurs. Une erreur. Mais je ne crois pas qu’ils le sont. Du moins je sais qu’Indiana ne l’est pas. Quand elle est née, Joey et moi avons dit, ‘ceci est l’enfant que Dieu veut que nous ayons’, et nous l’avons cru. Et nous avions raison.

Je ne peux pas imaginer Joey ne pas avoir été maman durant ces deux années et ne pas avoir eu la chance de découvrir l’amour et le bonheur qu’Indiana lui apportait. Dieu le savait. Il l’a faite ainsi. C’était son cadeau pour elle. Comme Indiana est mon cadeau maintenant. Elle est le sourire sur le visage d’un père qui devrait être en train de pleurer. Elle est la joie dans la vie d’une famille qui devrait être remplie de tristesse.

(…) Au début, vous voyez un nouveau-né qui n’est pas l’enfant que nous attendions. Mais à la fin, vous – comme nous – réalisez qu’elle n’en est pas moins. Elle est plus. Plus merveilleuse et plus précieuse et encore plus importante que notre vie et l’histoire à laquelle nous nous attendions.

(…) Non, Dieu ne fait pas d’erreurs.”

De l’extérieur, il est facile de faire l’erreur de croire qu’avoir un enfant handicapé est seulement une source de difficultés et d’ennuis. Mais quand on lit les témoignages des parents, on se rend compte que, comme tout enfant, il est avant tout source de joie. Pour ce papa terrassé par la perte de la femme qu’il aime, le rire d’Indiana est son rayon de soleil.

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