Mais la prévalence du surpoids et de l’obésité a tendance à marquer le pas depuis quelques années. En effet, entre 2009 et 2012, elle n’a augmenté « que » de 5 %. Des chiffres que viennent confirmer une nouvelle étude portée aujourd’hui par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie et l’Inserm.

« Les données de la cohorte permettent d’analyser l’état de santé de la population et de mieux comprendre ce qui se passe tout au long de la vie. Après plusieurs années de recrutement, nous avons pu analyser les données et fournir des premières estimations, en particulier sur la prévalence du surpoids et de l’obésité », explique Marie Zins, coordinatrice pour l’Inserm de la cohorte Constances.

En récoltant des données de près de 29 000 Français de plus de 30 ans, Constances (qui réunit actuellement près de 110 000 volontaires et doit à terme atteindre les 200 000) a évalué une prévalence à l’obésité globale d’environ 16 %.

Obésité abdominale : les femmes plus touchées

En revanche, l’obésité abdominale – définie par un tour de taille supérieur ou égale à 94 cm pour les hommes et 80 cm pour les femmes – est devenue un fléau plus important, et plus fréquent. Et contrairement à ce que l’on peut penser, les femmes sont plus touchées par ce problème, qui peut multiplier le risque d’avoir une maladie cardiaque dans les dix ans. Quelque 48,5 % des femmes entre 30 et 69 ans souffrent d’obésité abdominale contre 41,6 % des hommes, ce qui représente quand même une proportion importante.

À noter que les problèmes de surpoids « moins » importants touchent davantage les hommes (41 %) que les femmes (25,3 %). Le phénomène risque de perdurer. Selon une autre étude publiée en octobre sur e-santé.fr, 18 % des moins de 16 ans en France étaient en surpoids dont 4 % en situation d’obésité.

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