Pourquoi les femmes modernes sont beaucoup plus agressives qu’il y a 60 ans !

Selon le témoignage d’une thérapeute anglaise, les femmes seraient de plus en plus agressives dans leur vie de tous les jours. Des explosions de colère qui en disent long sur la nouvelle place du « sexe fort » au sein des sociétés occidentales.

  • Les femmes évoluant dans les sociétés occidentales sont de plus en plus sujettes à des explosions de colère.
  • En cause : la progression de l’égalité homme-femme et l’augmentation des attentes des sociétés occidentales vis-à-vis des femmes.
  • Il faut consulter un thérapeute quand ces explosions de colère s’accompagnent d’autres désagréments physiques ou psychologiques.

Atlantico : Selon le témoignage de la thérapeute anglaise Monica Cain (voir ici), les femmes seraient de plus en plus agressives dans leur vie de tous les jours. Confirmez-vous cette tendance ? Avez-vous à traiter ce genre de cas dans votre pratique quotidienne ?

Laure Parcelier : Oui, à la nuance près que les femmes qui viennent me consulter ne le font pas précisément pour réguler leur colère, mais plutôt pour mieux maîtriser leurs émotions en général, dont la colère fait partie.

J’ai par exemple une maman qui a décidé de consulter car elle n’arrivait pas à communiquer avec son supérieur hiérarchique au travail, ce qui engendrait une grande frustration, qui elle-même provoquait des accès de colère contre son mari et ses enfants quand elle rentrait chez elle le soir.

La colère n’est en effet que le symptôme d’un mal-être, qui explose souvent sur de petites choses qui n’ont rien à voir avec le problème de fond, qui peut être la peur, la frustration, le stress, le surmenage…

Quels facteurs sociaux peuvent expliquer que les femmes soient de plus en plus agressives ?

Tout d’abord, je ne dirais pas que les femmes modernes sont plus agressives que leurs mères ou leurs grands-mères en tant que telles, je dirais plutôt qu’elles expriment désormais cette agressivité sans se cacher ni se réfréner, ce qui était avant l’apanage des hommes : le « sexe fort » était socialement associé à la pulsion quand le « sexe faible » était associé à la raison.

Ensuite, les attentes de la société moderne envers les femmes ont considérablement augmenté, ce qui les pousse à vouloir atteindre la perfection dans toutes les sphères de leur vie (sociale, sportive, professionnelle, amoureuse, sexuelle, parentale…) pour ne pas décevoir, et génère de l’insécurité, du stress, du surmenage, bref, toutes les émotions qui conduisent à avoir des accès de colère répétés.

Au sein de mon activité libérale, les demandes de prises en charge semblent évoluer. Les femmes qui voulaient obtenir des conseils quant à la gestion de leur quotidien semblent aujourd’hui désirer davantage commencer un travail thérapeutique dans le but d’être plus performantes, de faire mieux. Tout cela n’étant pas le but d’une thérapie, je dois avant tout les ramener à elles, ce qu’elles sont et tout ce qu’il fait qu’elles sont « suffisamment bonnes ». En bref, qu’elles puissent apprendre à être elles-mêmes et non une image survendue de la femme parfaite qu’elles pensent devoir atteindre.

A partir de quand les femmes sujettes à des explosions de colère doivent-elles envisager de consulter un thérapeute ? Y a-t-il un seuil pathologique à ne pas dépasser ?

Il faut penser à consulter quand les accès de colère ne font plus partie de la personnalité mais sont la conséquence incontrôlée d’autres facteurs tels que la fatigue chronique, le manque d’envie de faire des choses le soir en rentrant du travail, un degré de patience vis-à-vis des enfants qui diminue…

Certains signes corporels doivent aussi alerter, comme le fait de se bloquer le dos ou le cou par exemple.

Je conseillerais de ne pas se focaliser sur ses accès de colère mais plutôt sur l’ensemble de son état physique et psychique.

 Plus généralement, comment peut-on maîtriser ses accès de colère au quotidien ?

Pour maîtriser ses accès de colère au quotidien sans forcément consulter de thérapeute, je conseille d’apprendre à en identifier les causes, pour y remédier, ainsi qu’à travailler pour arriver à sentir le moment où ce sentiment commence à monter. Quand on sent que la colère vient, je conseille de lui donner un mot-clé, par exemple « canard », et de se focaliser sur ce mot-clé pendant trente secondes en respirant bien, pour arriver à prendre du recul sur ce qui nous met en pétard. Le mot-clé peut venir aussi de l’autre qui ressent la tension chez sa partenaire.

S’isoler aussi peut-être un bon moyen de ne pas laisser la colère nous envahir.

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