Deux médecins alertent sur les graves conséquences de l’exposition des enfants aux écrans…

Les médecins affirment que l’addiction des enfants aux écrans causent de graves troubles du développement, qui se rapprochaient même des formes d’autisme.

Retard de développement, trouble du comportement, difficultés à communiquer avec le monde environnement, telles sont les conséquences d’une surexposition des tout-petits aux écrans. Deux professionnelles de la PMI (Protection Maternelle et Infantile), les Dr Ducanta et Terrasse, ont réalisé une vidéo pour mettre en garde les parents des conséquences graves des écrans sur les enfants de 0 à 4 ans.

Des enfants dans leur bulle

Ils ont l’âge des jeux de poupées, des empilements de cubes ou du cheval à bascule. Mais, leur préoccupation est tout autre. Les yeux rivés sur l’écran, ils tapotent de leurs petits doigts encore charnus sur le clavier du smartphone de papa ou de maman avec autant de dextérité que les adultes. Les écrans sont une nouvelle façon d’occuper les enfants, de les faire patienter, de les faire jouer ou de leur apprendre les premiers mots d’anglais. En mai dernier, le Dr Ducanda, spécialiste de la petite enfance, expliquait dans un article du Figaro.

« Les parents sont rassurés, car leurs enfants ne regardent que des programmes qui leur sont destinés ou des petites applications dites “éducatives” pour apprendre les couleurs ou l’anglais. Ils s’émerveillent de leur habileté et pensent que plus tôt on initie les bébés aux outils numériques, mieux ils seront armés pour le futur. »

Mais, les conséquences sont toutes autres : des enfants “indifférents au monde qui les entoure, qui souvent ne réagissent pas à leur prénom, qui ne jouent pas avec les autres, qui ne parlent pas, qui ne comprennent pas une consigne simple, qui ne bougent pas ou au contraire qui sont très agités, intolérants à la frustration”, tels sont les troubles observés par la médecin de la surexposition aux tablettes et smartphones. Sur le terrain le Dr Ducanda constate une lobotomisation des tout-petits causée par une surexposition pouvant aller jusqu’à six heures par jour et de façon indirecte (lorsque les parents regardent la télévision à côté des enfants).

En mai dernier, un collectif de professionnels de la petite enfance (médecins pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes) lançait, eux aussi, un cri d’alarme dans les colonnes du Monde : “La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique”.

Un enjeu majeur de santé publique

Par ailleurs, le lien étabi par l’experte entre l’exposition aux écrans et l’autisme a été vivement critiqué par certains professionnels expliquant que les symptômes décrits par le Dr Ducanda ne relèvent pas tous du Trouble du Spectre Autistique. Mais surtout, l’autisme est une maladie neurodéveloppementale génétique et non pas un trouble favorisé par l’environnement ou résultant d’un mauvais comportement des parents. Michel Desmurget, chercheur en neurosciences cognitives à l’Inserm, réagissait dans les colonnes du Monde fin juin :

« Aucune étude scientifique convaincante ne permet d’établir un lien entre autisme et écrans aujourd’hui. Des parents peuvent être culpabilisés à tort. »

En attendant, le Dr Ducanda et ses confrères souhaitent de nouvelles études scientifiques qui pourraient étayer le lien entre l’augmentation du nombre d’enfants diagnostiqués victimes de troubles du spectre autistique et l’omniprésence des écrans.

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